Sylvain Darrifourcq In Love With (FR) + Roberto Negro Solo "Kings & Bastards"

Sylvain Darrifourcq - batterie, compositions / Theo Ceccaldi - violon / Valentin Ceccaldi - violoncelle et, Roberto Negro - piano solo (en première partie)

Sylvain Darrifourcq "In Love With" - CD release "Coïtus Interruptus"

"Sous l’influence des romans de William Faulkner et Samuel Beckett, dans lesquels les différentes temporalités et subjectivités sont accolés de façon anarchique, jusqu’à la limite de l’intelligible, j’ai conçu cette musique comme une suite d’enchainements nerveux, jubilatoire et virtuose. Soutenue par une mise en tension permanente, la musique tend vers une seule idée : l’évitement du point d’arrivée." (Sylvain Darrifourcq)
C’est un ciel rose pastel, qui évoque avec humour les éléments de notre monde hyper sexués, épileptiques et éphémères. C’est fugace. C’est saccadé et brutal. Sylvain Darrifourcq se dévoile en chef d’orchestre et propose un répertoire vif, acéré, écrit sur mesure pour les archets tendres mais non moins redoutables de Théo et Valentin Ceccaldi.

http://www.sylvaindarrifourcq.com

Roberto Negro Solo "Kings & Bastards"

Au centre est le piano. Du langage comme de la scène. Au strict milieu entre le jardin et la cour, de parfait profil. L’instrument passe d’un état pur et immaculé à une condition de corrompu et déluré. Plus concrètement, la pièce Kings & Bastards est construite en deux temps distincts, un moment de piano préparé baigné d’électronique suivi d’une partie où le piano redevient « naturel ». Les deux pôles se passant le relai au point de bascule, quand les objets s’envolent et le piano se révèle.
Deux entités en deux mouvements. Et le flou dans tout cela : les rois et les bâtards, les rois sont des bâtards, les bâtards deviennent rois… Toutes les combinaisons sont possibles.

« Roberto Negro est certainement l’un des Musiciens les plus originaux, les plus actifs de la jeune scène française de jazz et de musiques improvisées. Roberto multiplie les projets, les associations instrumentales avec une attention particulière au solo et ce soir-là c’était un nouveau programme [...] Kings & Bastards. Pourquoi ce titre énigmatique ? C’est difficile à expliquer, sinon que cela témoigne d’un goût déterminé pour les architectures binaires, contrastées, les médailles à deux faces : une oreille vers le Royal et l’autre vers les vilains « Bastards ». Une dualité qui se retrouve dans les manières dont le piano est abordé parce qu’il s’agit d’un concert avec un instrument ou deux instruments ? Eh bien un seul, un seul piano et qui pourtant se métamorphose. Roberto Negro a commencé avec un piano préparé avec de multiples petits objets placés sur les cordes, sur les cordes des gommes, des pièces métalliques, des tiges de bois qui changent le timbre, la hauteur, l’écho de la note. Tout le piano n’est pas altéré mais le pianiste se retrouve face à une machinerie qu’il connaît assez bien mais qui n’a pas la logique continue du piano traditionnel et puis petit à petit, par étapes successives, Roberto a déshabillé son piano c’est à dire qu’il lui a ôté par étape toute sa préparation pour se retrouver en fin de concert face à l’instrument lui-même. Il s’agit d’une plongée extrêmement osée, d’une longue traversée d’un seul tenant dont les conditions changent avec le temps. » (Yvan Amar - France Musique)

http://www.robertonegro.com/

10€ plein tarif / 8€ membres, étudiants, chercheurs d’emploi.
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  • Jazz Station
  • Op zaterdag 6 oktober 2018 vanaf 18h00 tot 20h00