Novembre

Le travail de programmation est en grande partie fondée sur la confiance. Avoir confiance, croire en un projet, d’abord. Pouvoir penser qu’une création artistique trouvera son chemin, son public. Mais c’est aussi, ensuite, savoir donner confiance. Donner confiance aux artistes, et au public. Une promesse que chaque lieu se doit de tenir pour forger sa réputation.
Depuis sa création, notre équipe a acquis ses lettres de noblesse. Chaque semaine, il est difficile d’exprimer notre joie à la lecture d’un article élogieux sur un de nos concerts, de voir des annonces dans la presse d’un de ceux à venir, de sentir le plaisir des musicien(ne)s qui viennent se livrer sur notre scène. Et aussi, cette petite phrase de la part de nos habitués, qui après avoir pris leur billet nous électrisent d’un : « Qui joue ce soir ? ». Phrase simple mais tellement chargée de sens. Aller voir un concert les yeux fermés, enveloppés d’un halo de confiance entre une salle et ses spectateurs, n’est-ce pas ce vers quoi nous aspirons ?
Notre programmation est à l’image de ce que la Jazz Station défend : un jazz actuel, représentatif de ce qui se fait en Belgique et plus largement en Europe, laissant autant de place aux musiciens confirmés qu’au « sang neuf » ; mais également un jazz qui transcende les genres, qui puise autant dans la tradition que dans les musiques improvisées contemporaines. C’est aussi la joie de voir notre petite gare se construire comme une plaque tournante du jazz international, synthétisant petit à petit les joyaux des scènes New-Yorkaise, Berlinoise et Parisienne. Bruxelles est un carrefour de cultures. La Jazz Station devait en être un miroir.

La Jazz Station.